· 11 min · Par Équipe technique PNS
Introduction
Vous avez une toiture en ardoise ou en tuile a Montpellier et vous hesitez a franchir le pas du photovoltaique, de peur d'abimer votre couverture ou de fragiliser l'etancheite ? C'est une inquietude legitime : la pose sur ardoise et la pose sur tuile ne suivent pas les memes regles techniques. Ce guide vous explique concretement comment chaque type de toiture est traite par un installateur RGE, quelles fixations utiliser et combien cela coute reellement.
L'essentiel à retenir
Sur toiture en tuile, les panneaux solaires se fixent avec des crochets qui passent sous les tuiles jusqu'aux chevrons, sans percer la couverture : c'est la configuration la plus courante et la moins chere. Sur toiture en ardoise, plus fragile et plus fine, l'installateur doit utiliser des crochets specifiques ou remplacer localement des ardoises par des plaques d'etancheite renforcees, ce qui ajoute generalement 15 a 25 % de main d'oeuvre supplementaire. Le poids moyen d'une installation de 3 kWc avoisine 180 a 220 kg, ce qui necessite une verification prealable de la charpente sur les toitures anciennes typiques du centre de Montpellier et de l'Herault (34). Le cout d'installation varie de 2 000 a 3 500 euros de surcout selon la complexite de la toiture par rapport a une toiture standard en fibrociment ou bac acier. Faire appel a un installateur RGE certifie a Montpellier reste la garantie principale pour preserver l'etancheite et les assurances decennales du toit.
Ardoise ou tuile : quelles differences pour la pose de panneaux photovoltaiques
Le choix entre ardoise et tuile conditionne toute la faisabilite technique d'une installation photovoltaique a Montpellier, ou l'on trouve majoritairement des toitures en tuile canal ou romane (plus de 80% du parc herautais selon les artisans locaux) et quelques toitures d'ardoise sur les batisses anciennes du centre-ville et de l'Ecusson. La tuile, terre cuite ou beton, presente une epaisseur de 15 a 20 mm et une bonne tolerance mecanique, ce qui autorise le passage de crochets sous les rangs sans fragiliser la couverture. L'ardoise naturelle, epaisse de seulement 4 a 6 mm, est nettement plus cassante et casse frequemment sous une manipulation maladroite, ce qui impose des precautions et une main-d'oeuvre plus qualifiee.
Cette difference de resistance mecanique se traduit directement sur le chantier : un couvreur experimente marche sur une toiture tuile avec un risque de casse faible, alors que sur ardoise chaque passage doit se faire sur des chemins de circulation ou des echelles de couvreur pour repartir le poids. Le DTU 40.11 qui encadre la couverture en ardoise impose des regles de recouvrement precises (recouvrement minimal souvent superieur a 70 mm selon la pente), et toute reprise doit respecter ce referentiel sous peine de compromettre l'etancheite garantie. Sur tuile, le DTU 40.211 et 40.221 s'appliquent selon le type de tuile, avec des tolerances plus larges pour les reprises ponctuelles.
L'age de la toiture change aussi la donne : une couverture ardoise de plus de 40 ans presente souvent des pieces devenues friables par delaminage, ce qui multiplie les risques de casse lors du perçage ou du soulevement. A l'inverse, une toiture tuile bien entretenue de moins de 25 ans supporte generalement l'installation sans reprise lourde. Un diagnostic visuel prealable, incluant sondage de quelques tuiles ou ardoises temoins, permet d'estimer le taux de casse previsible avant de chiffrer le chantier.
Enfin, l'orientation esthetique differe fortement selon les communes de la Metropole : Montpellier, Castelnau-le-Lez ou Lattes imposent parfois via leur PLU des contraintes de teinte et d'integration en toiture pour les ardoises visibles depuis l'espace public, alors que la tuile romane beneficie d'une tolerance plus large. Ces regles locales, verifiees aupres du service urbanisme, influencent le choix entre panneaux en surimposition et modules integres au bati (ISB), ces derniers coutant generalement 15 a 25% plus cher au m2.
Techniques de fixation selon le materiau de couverture
Sur une toiture en tuile, la technique la plus répandue reste le crochet de fixation traversant : chaque crochet glisse sous la tuile et vient s'ancrer directement sur le chevron, avec un espacement standard de 1,10 m entre pattes selon la charge au vent définie par le DTU 40.35. Cette méthode ne perce jamais la couverture, ce qui limite drastiquement les points de faiblesse et explique un tarif de pose oscillant entre 90 et 130 €/m² pose comprise sur l'agglomération de Montpellier. Les tuiles concernées, souvent des tuiles canal ou romane typiques du Languedoc, sont simplement soulevées puis reposées après ajustement, sans découpe ni casse dans 95 % des chantiers bien menés. Un installateur RGE QualiPV chiffrera systématiquement le nombre de crochets selon la zone de vent 2 applicable à l'Hérault.
Sur une toiture en ardoise, le procédé change radicalement car le matériau, épais de seulement 4 à 6 mm, ne supporte pas le même type de crochet sans risque de fissuration. L'installateur utilise des crochets spécifiques dits "crochets ardoise" à patte plate et large surface d'appui, ou recourt au remplacement ponctuel de certaines ardoises par des plaques d'étanchéité en EPDM intégrées au plan de couverture. Cette opération demande un savoir-faire de couvreur confirmé, faute de quoi le risque de micro-fissures invisibles apparaît dans 15 à 20 % des interventions mal réalisées selon les retours SAV constatés sur le terrain. Le surcoût de main-d'œuvre lié à cette technicité représente généralement 20 à 35 € supplémentaires par m² par rapport à la tuile.
Le choix du rail support influence lui aussi la méthode retenue : sur tuile, un rail en aluminium anodisé de 40 x 40 mm suffit avec des crochets réglables en hauteur pour rattraper le galbe de la tuile canal. Sur ardoise, on privilégie des rails plus courts avec davantage de points d'ancrage, généralement tous les 0,90 m au lieu de 1,10 m, pour répartir la charge sur une surface plus fragile. Cette densité accrue augmente mécaniquement le nombre de crochets nécessaires, donc le temps de pose, qui passe en moyenne de 1,5 à 2,5 jours pour une installation de 3 kWc.
Dans les deux cas, la norme NF EN 1090 encadre la résistance mécanique des structures métalliques de fixation, et l'installateur doit fournir une note de calcul de tenue au vent et à la neige avant tout perçage ou dépose. À Montpellier, où le vent tramontane et le mistral génèrent des rafales dépassant régulièrement 100 km/h, cette vérification n'est jamais optionnelle et conditionne la garantie décennale du chantier.
- Crochet traversant tuile : Passe sous la tuile jusqu'au chevron sans perçage, espacement 1,10 m, méthode la moins chère (90-130 €/m²).
- Crochet spécifique ardoise : Patte plate large surface, adapté à l'épaisseur fine de 4-6 mm pour éviter la fissuration du matériau.
- Plaque EPDM de remplacement : Remplace localement une ardoise pour intégrer un point d'ancrage étanche, technique de couvreur qualifié.
- Rail aluminium anodisé : Section 40 x 40 mm, réglable en hauteur pour épouser le galbe de la tuile canal ou romane.
- Densité d'ancrage renforcée ardoise : Points de fixation tous les 0,90 m contre 1,10 m sur tuile pour répartir la charge sur matériau fragile.
- Note de calcul NF EN 1090 : Vérification obligatoire de tenue au vent avant tout perçage, essentielle face au mistral et à la tramontane.
Poids et solidite de charpente : ce qu'il faut verifier avant l'installation
Avant toute pose, un diagnostic de charpente s'impose : une installation photovoltaïque ajoute entre 18 et 25 kg/m² de charge permanente selon le modèle de panneau et le système de fixation retenu. Sur une toiture de 30 m² dédiée aux panneaux, cela représente jusqu'à 750 kg supplémentaires répartis sur les chevrons et les pannes, sans compter les surcharges climatiques (neige, vent) déjà prises en compte dans le dimensionnement d'origine. À Montpellier, la zone de vent 3 impose des ancrages capables de résister à des dépressions de plus de 1000 Pa en toiture, ce qui sollicite fortement la fixation aux chevrons plutôt qu'à la simple volige.
Le contrôle porte d'abord sur la section des chevrons : un chevron de 63x75 mm ou 75x100 mm espacé de 50 à 60 cm supporte généralement une installation standard, mais les charpentes anciennes de centre-ville montpelliérain, souvent en bois non traité datant d'avant 1970, présentent parfois des sections réduites à 50x63 mm insuffisantes sans renfort. Un charpentier ou un bureau d'études structure doit vérifier l'absence de flèche excessive, de fissures ou d'attaque xylophage avant de valider le point d'ancrage. Cette étude structurelle coûte entre 300 et 600 € et devient obligatoire dès que le projet dépasse 9 kWc selon les exigences de nombreux assureurs.
La norme NF DTU 65.12 encadre spécifiquement l'intégration des capteurs solaires en toiture et impose un calcul de résistance mécanique adapté au type de couverture, tuile ou ardoise. Les installateurs certifiés RGE QualiPV doivent produire une note de calcul justifiant la tenue au vent et à la neige pour toute installation en surimposition, document que l'assurance décennale exige en cas de sinistre. Sans cette conformité, un dégât des eaux ou un arrachement de panneau lors d'une tempête peut être requalifié comme vice d'installation et exclure toute indemnisation.
Certains signes doivent alerter avant même l'étude technique : une toiture affaissée visible depuis la rue, des tuiles ou ardoises qui glissent, des traces d'humidité en sous-toiture ou une charpente déjà renforcée par le passé signalent une capacité portante limite. Dans l'Hérault, environ 12 % des toitures de maisons individuelles construites avant 1980 nécessitent un renfort ponctuel de chevronnage avant la pose de panneaux, un surcoût de 800 à 2000 € selon l'ampleur des travaux. Ignorer cette étape expose à un affaissement progressif qui peut apparaître plusieurs années après l'installation, bien après la fin de la garantie du poseur.
- Section et espacement des chevrons : Vérifier une section minimale de 63x75 mm avec un entraxe de 50 à 60 cm, adaptée au poids réparti des panneaux et des rails de fixation.
- État sanitaire du bois : Rechercher fissures, flèche, humidité ou attaque d'insectes xylophages (capricorne, vrillette) qui fragilisent la portance globale.
- Note de calcul NF DTU 65.12 : Exiger de l'installateur RGE une justification écrite de la résistance au vent (zone 3 à Montpellier) et à la neige.
- Historique de la toiture : Vérifier l'âge de la charpente, les travaux de renfort déjà réalisés et la présence d'une garantie décennale toujours valide.
- Répartition des points d'ancrage : S'assurer que les crochets ou rails reportent la charge sur les chevrons porteurs, jamais uniquement sur la volige ou les liteaux.
- Compatibilité avec l'assurance habitation : Transmettre l'étude de charpente à l'assureur pour éviter toute exclusion de garantie en cas de sinistre lié au poids ajouté.
Preserver l'etancheite de votre toiture pendant et apres les travaux
L'etancheite reste la premiere source de litige apres une pose de panneaux solaires, bien avant le rendement de l'installation elle-meme. A Montpellier, ou les episodes cevenols peuvent deverser plus de 100 mm de pluie en quelques heures, une reprise de toiture mal executee se traduit par une infiltration des les premieres semaines. Un installateur RGE QualiPV serieux applique le DTU 40.35 pour la tuile et le DTU 40.11 pour l'ardoise, qui fixent les regles de recouvrement et de traitement des points singuliers. Ces documents techniques unifies ne sont pas de simples recommandations : ils engagent la responsabilite decennale de l'entreprise en cas de sinistre.
Sur tuile, la bande d'etancheite integree au crochet EJOT ou similaire assure une double garde d'eau qui evite tout ruissellement vers les chevrons. Sur ardoise, chaque crochet doit etre installe avec un solin plomb ou une piece de raccord souple positionnee sous l'ardoise superieure, car ce materiau ne tolere aucune surepaisseur qui casserait le fil de l'eau. Le remplacement d'ardoises par des plaques d'etancheite specifiques, facture generalement entre 15 et 25 euros piece supplementaire, garantit une continuite parfaite du plan de couverture. Négliger ce detail multiplie par trois le risque de degat des eaux dans les deux ans, selon les retours d'assurance dommage-ouvrage.
Le passage des cables et le point de penetration en toiture constituent le second risque majeur, souvent sous-estime par les artisans generalistes. Un fourreau etanche avec collerette souple, positionne en partie haute de la pente pour eviter toute stagnation, doit etre verifie a la camera thermique lors de la reception des travaux. Sur une toiture en ardoise a Montpellier, ce poste represente environ 150 a 300 euros dans le devis global, un montant qui parait modeste face au cout d'une reprise de charpente humide, estime a plus de 3000 euros.
Apres la pose, une inspection annuelle reste indispensable, en particulier apres les tempetes de tramontane qui touchent frequemment l'Herault entre octobre et mars. Verifier le serrage des crochets, l'absence de mousse autour des points de fixation et l'integrite des solins permet de detecter une anomalie avant l'infiltration. La garantie decennale couvre ces desordres, mais uniquement si l'entreprise reste identifiable et solvable, d'ou l'interet de verifier son assurance responsabilite civile professionnelle avant signature du devis.
- Verifier le DTU applicable : DTU 40.35 pour la tuile, DTU 40.11 pour l'ardoise : exiger leur mention explicite dans le devis et le rapport de pose.
- Controler les points de penetration : Fourreaux et collerettes doivent etre places en partie haute de la pente pour eviter toute stagnation d'eau.
- Exiger un solin adapte sur ardoise : Solin plomb ou plaque d'etancheite specifique a chaque crochet, sans surepaisseur qui casserait le fil de l'eau.
- Demander une camera thermique en reception : Controle non destructif qui detecte une infiltration naissante avant qu'elle n'atteigne la charpente.
- Programmer une inspection annuelle : Apres les episodes de tramontane ou cevenols, verifier serrage des crochets et absence de mousse autour des fixations.
- Verifier la garantie decennale de l'installateur : Une entreprise RGE avec assurance RC professionnelle a jour reste seule capable de couvrir un sinistre d'etancheite.
Cout d'une installation solaire selon le type de toiture a Montpellier
A Montpellier, l'ecart de prix entre une pose sur toiture tuile et une pose sur toiture ardoise atteint souvent 800 a 1500 euros pour une installation de 3 kWc, uniquement a cause de la fixation. Sur tuile canal ou tuile plate, la pose avec crochets standards ajoute en moyenne 900 a 1300 euros au budget global pour une puissance de 3 kWc, soit environ 15 a 20 pourcent du cout total hors materiel. Sur ardoise, la manipulation plus delicate, le remplacement ponctuel de certaines ardoises et l'usage de crochets specifiques font grimper ce poste a 1600, voire 2200 euros pour la meme puissance. Ces montants s'ajoutent au prix des panneaux et de l'onduleur, qui reste identique quel que soit le materiau de couverture.
Pour une installation complete de 3 kWc a Montpellier, comptez globalement entre 7000 et 9500 euros TTC sur toiture tuile, contre 8200 a 11000 euros TTC sur toiture ardoise, pose et raccordement Enedis inclus. Ces fourchettes integrent le materiel, la main-d'oeuvre RGE QualiPV, les demarches administratives et la mise en service. Pour une installation de 6 kWc, plus courante desormais pour viser l'autoconsommation avec revente du surplus, le budget grimpe entre 13000 et 16500 euros sur tuile, et 15000 et 19000 euros sur ardoise. La TVA a 10 pourcent s'applique sur les installations de moins de 3 kWc, contre 20 pourcent au-dela, un seuil que beaucoup de proprietaires du centre-ville montpellierain ignorent au moment du devis.
Le cout de la structure de charpente influence aussi la facture finale, surtout sur les toitures ardoise anciennes du secteur Ecusson ou Boutonnet ou les chevrons datent parfois d'avant 1950. Un diagnostic de charpente prealable, facture entre 150 et 400 euros par un installateur serieux, permet d'eviter un renforcement en cours de chantier qui peut couter 1000 a 3000 euros supplementaires. Les toitures tuile plus recentes des lotissements de Castelnau-le-Lez ou Saint-Jean-de-Vedas necessitent rarement ce type d'intervention. La prime a l'autoconsommation et le rachat du surplus par EDF OA restent identiques quel que soit le materiau, ce qui ne compense donc jamais l'ecart initial de pose.
Les aides financieres disponibles dans l'Herault reduisent l'ecart entre les deux configurations sans jamais l'annuler completement. La prime a l'autoconsommation, degressive selon la puissance, varie entre 80 et 220 euros par kWc installe en 2026 pour les installations jusqu'a 9 kWc. Montpellier Mediterranee Metropole propose ponctuellement des aides complementaires pour la renovation energetique, cumulables sous conditions avec l'eco-PTZ. Le retour sur investissement, generalement estime entre 8 et 12 ans sur tuile, s'allonge de 1 a 2 ans sur ardoise en raison du surcout initial de fixation.
Au-dela du prix d'achat, l'entretien annuel differe legerement selon la couverture, avec un controle visuel recommande tous les 2 ans coutant entre 90 et 150 euros. Sur ardoise, la verification de l'etancheite autour des crochets specifiques merite une attention renforcee, car une ardoise fissuree non detectee peut entrainer une infiltration couteuse a reparer. Sur tuile, le risque principal reste le glissement ou la casse d'une tuile lors d'une intervention de maintenance, remplacee pour 15 a 40 euros piece. Dans les deux cas, faire appel a un installateur certifie RGE QualiPV garantit l'eligibilite aux aides et une garantie decennale sur l'etancheite.
Choisir son installateur RGE pour une toiture en ardoise ou en tuile dans l'Herault
Choisir un installateur RGE QualiPV ne se resume pas a verifier un logo sur un devis : dans l'Herault, environ 15% des artisans se disant qualifies n'ont en realite qu'une certification QualiBat generaliste, insuffisante pour ouvrir droit a la prime autoconsommation ou a MaPrimeRenov. Le certificat RGE QualiPV doit etre verifie directement sur l'annuaire officiel France Renov, en croisant le nom exact de l'entreprise et sa date de validite, car certaines certifications expirent apres 4 ans sans renouvellement. Un installateur competent sur toiture en ardoise doit justifier d'au moins 2 chantiers references sur ce materiau specifique, car la pose differe sensiblement de la tuile et une mauvaise manipulation casse facilement une ardoise sur trois lors du reperage.
La demande de devis doit imposer une visite technique sur site avant tout chiffrage, incluant un releve de pente, une verification de l'etat de charpente et un controle de l'exposition, faute de quoi le devis reste une estimation approximative. A Montpellier, un installateur serieux fournit un chiffrage detaille poste par poste, distinguant fourniture des panneaux, main-d'oeuvre de pose, remplacement d'ardoises ou tuiles cassees, et raccordement electrique, plutot qu'un prix global qui masque les marges. Comptez 3 a 5 devis pour comparer les prestations, sachant que l'ecart de prix entre deux artisans RGE peut atteindre 20% pour une prestation strictement identique. Mefiez-vous des devis anormalement bas sur toiture ardoise, souvent lies a l'usage de crochets standards inadaptes qui fragilisent la couverture a moyen terme.
L'assurance decennale specifique aux travaux de toiture est un point de controle non negociable, distinct de la decennale generale du panneau photovoltaique, car un sinistre d'infiltration sous ardoise releve de la couverture et non de l'electricite. Demandez systematiquement l'attestation en cours de validite mentionnant l'activite de couverture, et non uniquement celle liee aux installations electriques basse tension. Un installateur qui refuse de la transmettre par ecrit avant signature doit etre ecarte, quelle que soit l'attractivite du prix propose. Les DTU 40.11 pour l'ardoise et 40.211 pour la tuile encadrent precisement les regles de pose et de recouvrement que l'artisan doit respecter.
Enfin, privilegiez un installateur local implante dans l'Herault depuis plusieurs annees, capable d'intervenir rapidement en cas de SAV sous garantie, plutot qu'une structure nationale sous-traitant la pose a des equipes meconnaissant les specificites des toitures montpellieraines. Verifiez aussi que le contrat mentionne un delai de realisation ferme, generalement entre 3 et 6 semaines apres validation Enedis, et des penalites en cas de retard injustifie. Un bon installateur propose enfin un suivi de production via une application de monitoring, permettant de detecter rapidement toute baisse de rendement liee a un defaut d'etancheite ou d'orientation.
- Verifier la certification RGE QualiPV : Controler le nom exact et la date de validite sur l'annuaire officiel France Renov, la certification expirant tous les 4 ans.
- Exiger une visite technique avant devis : Releve de pente, etat de charpente et etude d'exposition doivent precede tout chiffrage serieux.
- Comparer 3 a 5 devis detailles : Poste par poste : fourniture, pose, remplacement de tuiles ou ardoises, raccordement electrique.
- Demander l'assurance decennale couverture : Distincte de la decennale electrique, elle couvre specifiquement les risques d'infiltration sous ardoise ou tuile.
- Verifier les references sur le materiau concerne : Au moins 2 chantiers similaires en ardoise, materiau plus fragile que la tuile a la pose.
- Controler les delais et le SAV local : Delai ferme de 3 a 6 semaines et presence d'une structure locale reactive en cas de panne.
Questions fréquentes
Peut-on installer des panneaux solaires sur une toiture en ardoise sans l'endommager ? Oui, il est tout à fait possible d'installer des panneaux solaires sur une toiture en ardoise sans l'endommager, à condition d'utiliser des crochets spécifiques adaptés à ce matériau fragile. Contrairement à la tuile, l'ardoise nécessite souvent le remplacement local de 4 à 6 ardoises par panneau par des plaques d'étanchéité renforcées, ce qui évite les infiltrations tout en préservant la couverture existante. Cette technique demande un savoir-disponible plus pointu et rallonge le chantier d'environ 1 à 2 jours par rapport à une toiture en tuile à Montpellier. Le surcoût lié à cette pose spécifique représente généralement 10 à 15% du prix total de l'installation photovoltaïque.
Comment se fixent les panneaux solaires sur une toiture en tuile ? Sur une toiture en tuile, les panneaux solaires reposent sur des crochets métalliques glissés sous les tuiles et vissés directement dans les chevrons, sans percer la couverture. Cette méthode, dite crochet sur chevron, est la plus répandue à Montpellier car elle préserve l'étanchéité du toit et coûte en moyenne 10 à 20 % moins cher que sur ardoise. Les rails de fixation sont ensuite posés sur ces crochets pour recevoir les panneaux, avec un espacement calculé selon la charpente. Le chantier dure généralement 1 à 2 jours pour une installation résidentielle standard.
Combien de temps dure l'installation de panneaux solaires sur une toiture ancienne a Montpellier ? L'installation de panneaux solaires sur une toiture ancienne à Montpellier dure généralement entre 1 et 3 jours selon le type de couverture et la surface à équiper. Sur une toiture tuile, la pose est plus rapide grâce aux crochets sans perçage, comptez environ 1 journée pour une installation de 3 kWc. Sur une toiture ardoise, plus fragile, le remplacement ponctuel d'ardoises par des plaques d'étanchéité et la manipulation prudente du matériau rallongent le chantier à 2 à 3 jours. Le bâti ancien montpelliérain (charpente, isolation, accès) peut aussi ajouter une demi-journée de vérifications supplémentaires avant la pose.
Pourquoi la charpente doit-elle etre verifiee avant une installation photovoltaique ? La charpente doit être vérifiée avant toute installation photovoltaïque car elle supporte le poids ajouté des panneaux, des rails et des crochets, soit environ 18 à 25 kg/m² pour une installation classique. Un artisan RGE contrôle l'état des chevrons et de la volige, notamment sur les toitures anciennes de Montpellier où l'humidité ou les insectes xylophages peuvent fragiliser le bois. Sans ce diagnostic, les crochets fixés sous les tuiles ou l'ardoise risquent de mal transmettre les charges, avec un risque d'affaissement ou d'infiltration à moyen terme. Cette vérification, incluse dans un devis sérieux, prend généralement 30 à 60 minutes lors de la visite technique préalable.
Quel est le prix d'une installation de panneaux solaires selon le type de toiture ? Le prix varie principalement selon la complexité de fixation liée au type de toiture, entre 8 000 € et 13 000 € pour une installation résidentielle standard à Montpellier. Sur toiture en tuile, la pose avec crochets sous les tuiles est la plus simple et la moins chère, avec un surcoût de main-d'œuvre quasi nul par rapport au tarif de base. Sur toiture en ardoise, plus fragile, il faut compter un surcoût de 10 à 20 % en raison des crochets spécifiques ou du remplacement local de certaines ardoises par des plaques d'étanchéité. Le prix final dépend aussi de la puissance installée (kWc) et de l'accessibilité de la toiture, mais l'écart tuile/ardoise reste généralement de 500 à 1 500 €.
Conclusion
Que votre toit soit en ardoise ou en tuile, une pose photovoltaique reussie repose avant tout sur une etude technique serieuse de la charpente et de l'etancheite, realisee par un professionnel qui connait les specificites des toitures de Montpellier et de l'Herault (34). Les habitations de Castelnau-le-Lez, Lattes ou Grabels presentent souvent des toitures anciennes qui meritent un diagnostic sur mesure avant tout devis. N'hesitez pas a demander plusieurs avis techniques pour comparer les methodes de fixation proposees. Contactez notre equipe RGE pour une etude gratuite de votre toiture et un devis d'installation adapte a votre type de couverture.
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